Cathy Wong / Le Devoir :

Dans les 31 pages de l’accord de Paris sur le climat, ratifié par le Canada cette semaine, se cache une révolution passée inaperçue : un traité international reconnaît enfin que les femmes sont plus vulnérables aux changements climatiques. Et pour cause. Les femmes et les enfants sont 14 fois plus à risque que les hommes de perdre la vie lors de désastres climatiques, selon les analyses du Fonds des Nations unies pour la population. Lors du tsunami de 2004 en Asie, 70 % des personnes décédées étaient des femmes. Entre autres raisons, parce qu’elles n’avaient jamais pu apprendre à nager ou à grimper dans les arbres.

La présidente du Global Fund for Women, Kavita Ramdas, rappelle que, outre certaines différences biologiques, ce sont les inégalités de genre déjà présentes dans la vie quotidienne des femmes qui les rendent encore plus vulnérables lors des catastrophes climatiques. Leurs faibles revenus, les obstacles à leur mobilité, leur sécurité plus précaire, leur accès limité aux ressources et le poids des responsabilités familiales constituent en effet un ensemble de facteurs de vulnérabilité et de risque.

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