Patrick Rodrigue / La Frontière :

Même si trois nouvelles aires protégées devraient voir le jour dans la région en 2017, il faudra faire encore preuve de patience avant de voir l’Abitibi-Témiscamingue soustraire 12 % de son territoire à toute forme d’exploitation.

En juillet 2015, des données publiées par l’Association forestière de l’Abitibi-Témiscamingue laissaient entendre que d’ici la fin de 2016, les aires protégées de la région allaient couvrir près de 7760 km2, soit 12 % des quelque 64 650 km2 de l’ensemble de sa superficie. Cette cible devait être atteinte grâce à l’ajout d’une quinzaine de nouveaux sites. Or, en date de la fin janvier 2017, rien n’avait bougé.

Une question de temps

Ce n’est toutefois qu’une question de temps, a mentionné Clément Falardeau, relationniste au ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC).

Ainsi, en 2007, quatre réserves de biodiversité (depuis fusionnées en trois) avaient fait l’objet d’audiences du BAPE. Celles-ci devaient permettre au Ministère d’ajouter 350 km2 au réseau d’aires protégées de l’Abitibi-Témiscamingue. Dix ans plus tard, le mémoire qui leur confère un statut permanent sera enfin soumis au Conseil des ministres. Il sera ensuite publié pendant 45 jours dans la Gazette officielle du Québec. Puis, le ministre de l’Environnement publiera un avis ministériel pour finaliser l’attribution du statut permanent.

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