ICI Radio-Canada :

La signature de l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne suscite l’inquiétude de fromagers de la région. Après sept ans de négociations, le Canada et l’Union européenne ont officiellement signé cette entente dimanche matin, à Bruxelles.

Le propriétaire de la fromagerie du Presbytère, à Sainte-Élizabeth-de-Warwick, craint l’arrivée massive de fromages européens.

« C’est une catastrophe pour des entreprises comme la nôtre. On sait que ce qui va rentrer au pays, c’est comme 1000 fromageries comme la nôtre. On ne s’imagine même pas qu’on pourrait doubler la production ici, demain matin », explique Jean Morin.

M. Morin souligne par ailleurs qu’il reste beaucoup de détails méconnus quant à la façon dont ces fromages seront vendus ici.

« Est-ce qu’ils vont être disponibles à moitié prix, au quart du prix? On ne le sait pas. C’est de l’approvisionnement de masse, à bas prix, alors la réaction du consommateur, on sait qu’un jour ça va finir par jouer contre nous », s’inquiète-t-il.

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Libre-échange: le PQ et la CAQ exigent des compensations pour les producteurs laitiers et fromagers

La Presse Canadienne :

Les deux principaux partis d’opposition à l’Assemblée nationale espèrent que le gouvernement fédéral acceptera de verser aux producteurs laitiers et fromagers du Québec une compensation pour limiter les conséquences de l’Accord économique et commercial global (AÉCG) signé dimanche entre le Canada et l’Union européenne.

Le ministre de l’Agriculture du Québec Pierre Paradis a signifié qu’il tentera de s’assurer que la compensation soit remise correctement aux producteurs alors que le gouvernement fédéral s’est engagé à le faire. Mais M. Paradis n’a pas pu dévoiler le montant précis des compensations, jetant le blâme sur le précédent gouvernement dirigé par la péquiste Pauline Marois.

«Le gouvernement du Québec, par la voie du PQ, avait donné son accord de principe inconditionnellement [au traité]. On a pris le dossier comme on l’a hérité. À partir de ce moment-là, on a demandé des compensations et le gouvernement fédéral s’est engagé, mais ces compensations-là ne sont pas chiffrées au moment où on se parle», a-t-il expliqué en entrevue téléphonique.

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