Alexandre Shields / Le Devoir :

Le ministre de l’Environnement David Heurtel n’est pas en mesure de dire si les droits territoriaux accordés à des entreprises, et qui ont pour effet de bloquer la création d’aires protégées, seront révoqués. L’existence de ces droits signifie que 69 projets de protection ne pourraient tout simplement pas se réaliser, selon ce qu’a révélé jeudi Le Devoir.

Interpellé jeudi par Le Devoir, le cabinet du ministre de l’Environnement David Heurtel n’a pas voulu préciser si ces contraintes devraient ou pourraient être levées, en vue de la réalisation d’aires protégées. « Le travail se poursuit. Nous travaillons en collaboration avec les ministères concernés, le milieu régional et les communautés autochtones afin de nous entendre sur les territoires à protéger », a répondu son attachée de presse, Émilie Simard.

Le bureau du ministre a toutefois réaffirmé que « le gouvernement est tout à fait déterminé à atteindre ses objectifs » en matière de protection du territoire terrestre du Québec. À l’heure actuelle, 9,33 % du territoire est constitué d’aires protégées. L’objectif fixé pour 2020 est de 17 %.

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