Émélie Rivard-Boudreau / ICI Radio-Canada :

Une cinquantaine de personnes de trois communautés algonquines de l’Abitibi-Temiscamimgue ont manifesté ce matin devant la fosse de Canadian Malartic. Les communautés d’Abitibiwinni, de Lac-Simon et Long-Point revendiquent davantage de compensations de la minière. Ces trois communautés sont actuellement représentées à une table de concertation avec Canadian Malartic. Toutefois, le Chef de la Première Nation Abitibiwinni, David Kistabish, estime que table n’est pas prise au sérieux par la minière. « On ne se fait pas entendre. On veut des discussions sérieuses, on veut des engagements concrets et précis. On veut participer finalement. Je veux qu’on se comprenne ici, c’est qu’on n’est pas contre le développement. La minière a un projet d’expansion, ils devront déplacer la route 117. Ça a encore des impacts sur le territoire. Nous autres, on se veut les gardiens du territoire. On est conscients – et je pense que les gens de Malartic aussi le dénoncent déjà – on est conscients que ça a des impacts au niveau environnemental. Ça a un impact au niveau de la qualité de vie des gens ici », soutient-il.

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Des Algonquins réclament que la Canadian Malartic respecte leurs droits

La Presse Canadienne :

MALARTIC, Qc – Des Algonquins d’Abitibiwinni, de Lac-Simon et de Long-Point réclament de la compagnie minière Canadian Malartic qu’elle respecte leurs droits territoriaux. Quelques dizaines d’entre eux se sont déplacés mardi à Malartic afin de se faire entendre. Le chef de la Première Nation Abitibiwinni, David Kistabish, a expliqué que les Algonquins n’étaient pas contre le développement, mais qu’ils étaient un acteur incontournable en ce qui a trait à l’exploitation et à l’utilisation de leur territoire ancestral. Selon le chef de Long-Point, Derek Mathias, la compagnie ne prend pas au sérieux les propriétaires ancestraux de ce territoire, alors qu’elle offre des millions de dollars en compensation pour les citoyens de Malartic. Pour sa part, la chef intérimaire de Lac-Simon, Pamela Papatie, a souligné que la Canadian Malartic n’avait convenu d’aucune entente avec les Algonquins, ajoutant que le peu qui était proposé était inacceptable. Les trois chefs ont rappelé qu’ils n’avaient jamais consenti à l’exploitation de la mine de Malartic.

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Canadian Malartic : la demande d’action collective et l’injonction cheminent auprès des instances judiciaires

Émilie Parent-Bouchard / ICI Radio-Canada :

La rencontre tenue hier entre le Comité de la zone sud de la voie ferrée de Malartic et les citoyens du quartier a été l’occasion de faire le point sur les démarches juridiques en cours. Le 1er août, une demande d’action collective a été déposée. Un montant de 20 millions de dollars est demandé au nom des citoyens de la zone sud de la voie ferrée à titre de dommages exemplaires pour atteinte à leurs droits à la jouissance de leurs biens et à un environnement de qualité, entre autres. Par ailleurs, la demande d’injonction interlocutoire déposée en Cour supérieure pour obliger la mine Canadian Malartic à respecter son certificat d’autorisation a été transférée à Val-d’Or. Cette demande avait été déposée le 15 août dernier dans le district judiciaire de Montréal, mais la juge en chef adjointe, Eva Petras, a estimé que les citoyens devaient pouvoir avoir accès aux auditions.

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Canadian Malartic : le « Guide de cohabitation » et les propos du maire critiqués par le Comité de citoyens de la zone sud de la voie ferrée

Émilie Parent-Bouchard / ICI Radio-Canada :

Des représentants du Comité de citoyens de la zone sud de la voie ferrée de Malartic ont présenté une analyse détaillée du « Guide de cohabitation » proposé le 1er septembre dernier par la minière Canadian Malartic. Ils ont aussi fait une mise au point des recours juridiques déposés à la Cour supérieure du Québec en août 2016. Le Comité de citoyens de la zone sud de la voie ferrée voulait désirait rencontrer les médias cet après-midi ainsi que les citoyens ce soir pour faire le point sur deux dossiers. D’abord, le comité souhaitait revenir sur les propos de Martin Ferron, maire de Malartic, qu’ils accusent de ne pas défendre les intérêts de tous les citoyens de Malartic de manière équitable. C’est pourquoi, disent-ils, ils ont embauché des avocats. Ils jugent que les citoyens les plus impactés par les activités de la minière ne sont pas défendus adéquatement. « Ils demandent au maire, M. Martin Ferron, de jouer son rôle de maire en jouant un rôle de conciliateur pour harmoniser la cohabitation à Malartic et non pas en encourageant la division. D’ailleurs, ils sollicitent une rencontre avec le maire au cours des prochains jours pour s’expliquer et pour essayer de voir quelles sont les pistes de solutions pour la suite », résume Ugo Lapointe de la Coalition Québec meilleure mine et de Mining watch Canada.