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Quelques flocons tardifs volent sur Fort McMurray, où l’éclat des derniers amas de neige contraste avec le noir ébène des arbres calcinés il y a un an par l’incendie le plus destructeur de l’histoire du Canada.

«Tant que vous n’avez pas tout perdu, vous ne réalisez pas». Steven Menard, 53 ans, tient les restes noircis des premiers patins à glace de son petit-fils, un des rares souvenirs sortis des décombres de sa maison.

Le 1er mai 2016, un feu de broussailles aux abords de la ville pétrolière de l’Ouest canadien s’est transformé en un gigantesque brasier qui a dévoré pendant deux mois près de 600 000 hectares de forêt et jeté sur les routes près de 100 000 personnes.

Steven Menard est arrivé adolescent à Fort McMurray. Sur les hauteurs de la ville, la partie du quartier d’Abasand où se trouvait sa maison n’est plus qu’un champ de ruines. Les rares demeures épargnées côtoient les arrivées d’eau dardant de la terre brûlée.

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