Jean-François Cliche / Le Soleil :

(Québec) En plus de ne pas avoir installé l’épurateur que l’Environnement exige, Anacolor ne traite tout simplement pas les rejets de plusieurs de ses sept cheminées pour en réduire la teneur en «composés organiques volatils» (COV) alors qu’elle devrait le faire, ont constaté des inspecteurs du ministère lors d’une visite récente à l’usine de peinture de pièces métalliques.

C’est ce qu’on apprend dans l’avis de non-conformité que l’Environnement (MDDELCC) a transmis à l’entreprise il y a quelques semaines et qu’un regroupement de citoyens du quartier a obtenu par la Loi d’accès à l’information. L’usine de Cap-Rouge, qui fait l’objet de nombreuses plaintes de son voisinage depuis 2013 à cause des odeurs qui se dégagent de ses activités, s’était vu imposer l’automne dernier d’installer avant le 1er février un épurateur qui réduirait de 90 % ses émanations de COV, des substances odorantes qui sont utilisées comme solvants par l’industrie de la peinture. Le ministère a donc inspecté l’usine le 2 février et a constaté que cette condition n’était toujours pas respectée – ce qui n’est guère surprenant puisque l’entreprise la conteste devant les tribunaux.

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