Isabelle Porter / Le Devoir :

L’opposition avance que le silence du maire a un lien avec le contrat d’Anacolor pour la peinture du Centre Vidéotron

L’administration Labeaume va tenter d’acheter le terrain de l’entreprise Anacolor, spécialisée dans la peinture de pièces métalliques, pour l’éloigner des quartiers résidentiels qui subissent ses mauvaises odeurs. Or, l’opposition lui reproche d’avoir mis trop de temps à agir dans ce dossier. « Nous allons lui faire une offre cette semaine. Une offre pour acheter le terrain », a déclaré le maire de Québec, Régis Labeaume, lundi.

Située dans le secteur de Cap-Rouge, Anacolor a collaboré à de nombreux grands projets, dont le Centre Vidéotron. Or depuis 2013, elle a augmenté sa production et ses activités dérangent de plus en plus les résidants du secteur.

Les odeurs de solvant à peinture qu’elle dégage lui ont valu 170 plaintes depuis 2012. Le 1er septembre, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques l’a sommée de réduire de 90 % ses émissions de composés organiques volatils (COV), à défaut de quoi elle serait privée d’un certificat d’autorisation. Un mois plus tard, l’entreprise réagissait en contestant cette décision devant le Tribunal administratif.

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Anacolor ne déménagera pas «pour une bouchée de pain»

Valérie Gaudreau / Le Soleil :

(Québec) Le président de l’usine Anacolor de Cap-Rouge «attend l’appel» de la Ville de Québec qui devrait lui faire «dès cette semaine» une offre d’achat pour le terrain de son usine dans le but de l’inciter à déménager. Mais Éric Nadeau est ferme : l’offre devra être alléchante. «On ne déménagera pas pour une bouchée de pain», a illustré au Soleil mardi le président d’Anacolor, Éric Nadeau. Son usine de peinture aux émanations jugées polluantes et ciblées par plus de 170 plaintes de citoyens a été au coeur des échanges au conseil municipal de la veille.

Le maire de Québec y a notamment annoncé que la Ville offrira d’acheter le terrain de l’usine «au prix de la juste valeur marchande moins la décontamination». «Et notre pif nous dit qu’il doit y avoir un peu, de décontamination», a expliqué le maire de Québec lundi. Or, Éric Nadeau se dit confiant que le terrain n’est pas contaminé. Il prend pour preuve une évaluation de 2008 où deux phases d’étude n’avaient pas révélé de contaminants dans le sol. «Depuis il n’y a pas eu de déversement», assure le président d’Anacolor.

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