Alexandre Shields / Le Devoir :

En plus de négocier le paiement de millions de dollars pour mettre fin au contrat d’exploration pétrolière sur l’île d’Anticosti avec Pétrolia et Corridor Ressources, le gouvernement Couillard doit aussi conclure une entente d’indemnisation avec deux autres entreprises, dont Junex, qui détient près de 1000 km2 de permis d’exploration sur l’île. Une situation qui devrait faire gonfler la facture pour l’État québécois.

Le cabinet du ministre des Finances, Carlos Leitão, a confirmé les informations obtenues par Le Devoir selon lesquelles les négociations entamées par Québec avec Pétrolia et Corridor Resources ne sont pas les seules. « Le mandat des négociateurs couvre l’ensemble des détenteurs de permis sur l’île d’Anticosti », a précisé, par écrit, le cabinet du ministre.

Les deux avocats mandatés par le gouvernement — et qui ont obtenu chacun un contrat de 300 000 $ — doivent ainsi mener des négociations avec l’entreprise Junex. Celles-ci sont censées aboutir, selon la volonté du gouvernement, au retrait de tous les permis d’exploration pétrolière et gazière sur le territoire de la plus grande île du Québec. Il s’agit d’une étape essentielle en vue de la protection intégrale d’Anticosti, promise pour 2020, mais aussi pour une éventuelle inscription sur la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

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