Caroline Montpetit / Le Devoir :

Le gouvernement libéral est sévèrement critiqué par la nation innue et des élus de Minganie pour sa gestion du dossier pétrolier d’Anticosti. Dans une lettre adressée vendredi au premier ministre Philippe Couillard, les signataires font front commun pour dénoncer le manque de consultations des autochtones pour tout projet d’exploration et d’exploitation sur l’île malgré « l’obligation constitutionnelle » de le faire. « En premier lieu, nous ne saurions qualifier de véritable consultation sur ces autorisations l’exercice de dernière minute auquel votre gouvernement s’est livré. Cet exercice illustre bien la place très secondaire qu’occupe dans vos activités l’obligation constitutionnelle de consulter les autochtones et votre devoir comme chef du gouvernement de consulter adéquatement les populations régionales et locales », écrivent-ils dans la missive obtenue par Le Devoir. Cette lettre est signée par six chefs de la nation innue ainsi que par Luc Noël, préfet de la Minganie, et de John Pineault, maire de l’île d’Anticosti.

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Pétrole : sortir d’Anticosti… et ça urge!

Josée Legault / Le Journal de Montréal :

Le «dossier» des forages d’exploration pétrolière par fracturation hydraulique à Anticosti prend de plus en plus des airs de bourbier. Politique et financier. Multipliant les messages contradictoires, le premier ministre Couillard jure un jour que «jamais le délabrement de L’Île-d’Anticosti ne portera ma signature.Jamais l’agression sauvage d’un milieu naturel comme l’Anticosti ne portera ma signature». Ou, encore, que «ce qui fait problème ici, c’est cette décision franchement impardonnable — impardonnable — d’avoir engagé des fonds publics dans unprocessus de fracturation hydraulique sur une île comme L’Île-d’Anticosti. Ça, ce n’est pas pardonnable, surtout d’un parti qui comptait, qui compte encore peut-être, des militants environnementaux dans ses rangs. Ça, ce n’est pas acceptable.» Or, en même temps, le premier ministre s’entête à refuser de résilier le même contrat négocié par le gouvernement de Pauline Marois – lequel fut en effet une erreur politique majeure. Résultat: son gouvernement permettra des forages opérés par le même mode hautement controversé de fracturation hydraulique qu’il dénonce pourtant si haut et si fort. Cherchez l’erreur…

 

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