Marco-Bélair-Cirino / Le Devoir :

Cloutier veut négocier la rupture de l’accord, Lisée dédommagerait les partenaires privés alors que Ouellet laisserait l’entente devenir obsolète d’elle-même

Jean-François Lisée veut mettre fin aux activités d’exploration pétrolière et gazière sur l’île d’Anticosti, quitte à ce que le gouvernement du Québec verse une indemnisation de plusieurs millions de dollars notamment à Pétrolia et Corridor Ressources. Le candidat à la direction du Parti québécois propose de résilier « correctement » le contrat obligeant l’État à investir au moins 57,7 millions de dollars dans des travaux d’exploration sur l’île du golfe Saint-Laurent. « Le gouvernement québécois a signé une entente avec ses partenaires. Il devrait être beau joueur et dire : “Nous avons changé de position. Nous allons vous dédommager”», a-t-il déclaré lundi. Le député de Rosemont propose ainsi de dédommager pour rupture de contrat les entreprises Pétrolia, Corridor Resources et Maurel Prom en fonction des sommes d’argent qu’elles ont dépensées sur l’île d’Anticosti depuis la signature d’une entente avec le gouvernement Marois en février 2014.

Martine Ouellet dit être « tombée en bas de [sa] chaise » lorsqu’elle a été avisée de la volonté de M. Lisée de dédommager les compagnies pétrolières et gazières à pied d’oeuvre sur l’île d’Anticosti. « Ça n’a juste pas de bon sens. Une déclaration comme celle-là le disqualifie comme un bon gestionnaire de fonds publics, a-t-elle lancé dans une entrevue avec Le Devoir. S’il n’y a pas “business” à faire parce que ce n’est pas rentable, aucun des signataires [à l’entente de 2014] ne va vouloir continuer. Le contrat va se terminer par lui-même », a-t-elle soutenu.

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Anticosti : Lisée et Cloutier veulent résilier le contrat

La Presse Canadienne :

Jean-François Lisée a reproché au premier ministre Philippe Couillard ses «déclarations à l’emporte-pièce» à la suite de sa volte-face dans ce dossier ainsi que la manière dont il a traité ses partenaires d’affaires. «La façon dont il (Philippe Couillard) a agi, pour la réputation internationale du Québec en termes de bonnes pratiques d’affaires, c’est un désastre», a affirmé le député de Rosemont. Selon lui, Québec doit évaluer les coûts engendrés par le projet jusqu’à maintenant, payer une compensation en fonction de ces coûts et traiter toute demande éventuelle de compensation des entreprises pour la perte de profits anticipés comme étant non fondée. «La compensation pour les profits à venir, ce sera zéro […] Avec les coûts de l’énergie actuels, il n’y en a pas de profits», a tranché M. Lisée.

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