Josée Blanchette / Le Devoir :

Tout ce qui monte redescend. Ça vaut pour les idéaux, le désir, les montgolfières, le marché boursier et les tendances. Après les monster houses, les tiny houses, ou micromaisons, éveillent l’intérêt, un idéal de simplicité volontaire et de délestage face à la société de consommation et ses apparences. L’enflure a peut-être fait son temps. Il fallait s’y attendre: après s’être endettés avec de lourdes hypothèques, être devenus les esclaves de nos possessions et avoir passé plus de temps à astiquer le rêve américain qu’à en jouir, la relation au matérialisme tend timidement à changer. Certains jeunes désirent accéder à la propriété autrement et bien des vieux se retrouvent avec des maisons trop grandes pour leurs besoins, dans lesquelles ils entretiennent surtout des souvenirs et de la poussière sur les photos encadrées. Des courageux qui voient grand envisagent même de passer de 3000 pi2 à 10 fois plus petit. Think small, stie! Le phénomène est à la fois urbain (studios) et rural (minimaisons), bien que les municipalités se feraient un peu tirer l’oreille et assistent, incrédules, à une révolution culturelle small is beautiful à laquelle elles n’étaient pas préparées. En général, les réglementations municipales exigent un minimum de superficie habitable pour éviter de se retrouver avec des parcs de maisons mobiles.

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