Étienne Leblanc / ICI Radio-Canada :

Comment maintenir le souffle qui avait poussé quelque 195 pays à signer, dans un rare consensus, l’accord de Paris sur le climat en décembre dernier? C’est le grand défi que devront relever des milliers de délégués qui sont réunis à Marrakech, au Maroc, pour la 22e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques. Souvenez-vous : c’est dans l’euphorie totale qu’a été adopté l’accord de Paris sur le climat en décembre 2015. Après avoir donné un vigoureux coup de marteau sur la table, Laurent Fabius, président de cette fameuse COP21, lançait, triomphant : « L’accord de Paris est accepté! » Une annonce qui a été suivie d’une longue ovation.

Onze mois plus tard, que reste-t-il de ce moment unique que même les plus optimistes n’avaient osé espérer? La réponse à cette question viendra, en partie, au cours des deux prochaines semaines à Marrakech. Disons-le d’emblée : la COP22 débute sur des assises solides. Car l’accord de Paris est déjà entré en vigueur depuis vendredi dernier. Il n’aura fallu que 10 mois pour franchir cette étape cruciale et atteindre le seuil minimum exigé par le texte de l’entente : que 55 pays représentant 55 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) ratifient l’entente.

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