Gérard Bérubé / Le Devoir :

Fixer un prix plancher au carbone à l’échelle canadienne a un effet stabilisant. Après son geste-surprise, le gouvernement Trudeau doit désormais surmonter la frilosité des mesures déjà prises et l’incapacité historique du Canada à respecter ses objectifs de réduction des émissions de GES, au sein d’un Accord de Paris déjà dépassé par la réalité. L’expérience de l’Union européenne, plutôt chaotique à ses débuts, a pu servir d’inspiration. Fixer un prix plancher à la tarification du carbone vient aligner les compteurs autour d’une balise commune et imposer le tempo incitant à aller au-delà de la taxe minimale associée à une stabilisation de la croissance des émissions, qu’il faut dépasser.

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