Isabelle Porter / Le Devoir :

L’arrosage par la Ville de Québec des trottoirs avec de l’eau potable est un moindre mal, de l’avis de deux organismes environnementaux qui doutent de la faisabilité d’autres méthodes.

« La Ville de Québec est loin d’être la pire en matière de gestion de l’eau, plaide le président de Réseau Environnement, Jean Lacroix. S’ils font ça, c’est qu’ils n’ont pas le choix. »

Le Devoir révélait mardi que la Ville arrose ses trottoirs avec de l’eau potable. Dans le Vieux-Québec, en matinée, des employés arrosaient les trottoirs à grands jets avec des tuyaux semblables à ceux qu’utilisent les pompiers.

L’image a d’autant plus choqué les internautes que la Ville s’est dotée d’une politique de l’eau en 2010 et que le maire Labeaume avait alors dénoncé le gaspillage par les citoyens qui « nettoient » leurs « driveways avec une machine à pression ».

Or, pour le Conseil régional de l’environnement (CRE), ce n’est pas si scandaleux que ça. « On veut que la Ville utilise davantage de sable et de gravier au lieu du sel pour moins contaminer les cours d’eau, note son président, Alexandre Turgeon. Eh bien, le résultat, c’est que nos rues sont excessivement sales au printemps. On ne peut pas attendre la pluie pour nettoyer nos rues. On n’en finirait pas. »

À son avis, d’autres sources de consommation d’eau sont plus dommageables, comme les toilettes, par exemple.

Réseau Environnement croit pour sa part que le recours à d’autres sources d’eau forcerait les camions à faire des déplacements, avec un impact encore plus dommageable en gaz à effets de serre (GES).

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