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Les humains n’ont pas le monopole de la violence politique sur Terre, apprend-on dans une étude récente menée par des primatologues américains qui ont vu, lors d’une mission au Sénégal, un groupe de chimpanzés assassiner leur ancien dirigeant. Un tel phénomène a été très peu souvent observé au cours de l’histoire, selon notre collaborateur Renaud Manuguerra-Gagné.

Étudier la violence des chimpanzés permet de répondre à certaines questions au sujet de la violence humaine : on constate souvent qu’elle est plus primitive que l’on croyait, moins due à la vie sociale qu’à des pulsions naturelles très ancrées en nous. L’étude américaine qui vient de paraître dans l’International Journal of Primatology s’intéresse au cas d’un chimpanzé nommé Foudouko, mâle alpha qui dirigeait le groupe de manière tyrannique, avant d’en être écarté et de tenter un retour progressif. Assassiné par ses sembables, il a peut-être été simplement victime de tensions liées à la reproduction, mais les chercheurs n’excluent pas la vengeance pour son attitude lors de son précédent règne et le refus des autres chimpanzés de le voir reprendre son rang de male alpha.

Notre collaborateur Renaud Manuguerra-Gagné explore aussi, dans un deuxième temps, les liens entre la pollution et la démence, tel que démontrés dans une étude épidémiologique publiée dans Translational Psychiatry

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