Florence Sara G. Ferraris / Le Devoir :

Retards fréquents, embouteillages monstres et porte-bagages insuffisants, le service de desserte par autobus offert en partance du centre-ville vers l’aéroport de Montréal par la STM connaît de plus en plus de ratés. Une frustration que les chauffeurs eux-mêmes ont peine à contenir. Mise en perspective. Madeleine Allard prend rarement l’avion. « Je suis toujours celle qui arrive beaucoup trop d’avance à l’aéroport,lance-t-elle en riant. La dernière fois, je devais aller à Winnipeg pour voir de la famille, ma compagnie aérienne me recommandait d’être là une heure à l’avance pour m’enregistrer. » Son vol étant en début de soirée, la traductrice n’a pas trouvé bon de prendre une journée de congé, préférant rentabiliser son temps. « Je n’avais pas pris mon heure de dîner pour partir plus tôt, se souvient la jeune femme. J’avais regardé sur Internet : en partance du métro Lionel-Groulx, ça devait me prendre 20 minutes jusqu’à l’aéroport. Ça me donnait une grosse heure et demie de jeu. » Coincée dans un bouchon de circulation, la navette a mis une heure à se rendre jusqu’au terminus aéroportuaire.

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