TVA Nouvelles :

Un capitaine de Zodiac au sein de l’entreprise Croisières Escoumins a décidé de quitter son emploi après avoir reçu une amende salée de 441 $ pour s’être approché trop près d’une baleine. Jean-François Déry travaille pour l’entreprise depuis une quinzaine d’années, il s’agit de sa première contravention. L’infraction aurait été commise le 21 août lorsqu’il est sorti en mer avec 48 passagers. Une baleine serait soudainement sortie à une cinquantaine de mètres du bateau, alors que la limite à respecter est de 400 mètres. Jean-François Déry dit avoir fait son possible pour s’éloigner du mammifère marin qui est en voie d’extinction. Il n’avait aucune mauvaise intention.

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Vers la création d’un syndicat pour les capitaines de zodiac

Boris Proulx / Le Devoir :

Croulant sous une grande pression pour en mettre plein la vue aux touristes, les capitaines de croisières d’observation de baleines de Tadoussac souhaitent former une association. Quatre capitaines sur cinq de la région y seraient favorables, affirme le Syndicat international des marins canadiens, qui a entrepris des procédures au sein de trois compagnies : Croisières AML, Otis excursions et Croisières Essipit. Le plus gros joueur de l’industrie de l’observation de baleines, Croisières AML, est particulièrement dans la mire du Syndicat des marins. Son opposition à l’association serait à l’origine du congédiement récent de deux capitaines. Leur cause sera entendue par le Tribunal administratif du travail, en septembre. « On subit une grande pression de la part des employeurs, qui font leur publicité mensongère avec des photos impressionnantes de queues de baleine. En fait, c’est rare qu’on en voie », raconte Sylvain Marin, capitaine de croisières sur un navire pneumatique (ou zodiac) depuis 11 ans. Le stress lié aux attentes irréalistes de clients, combiné à celui lié aux aléas de la météo sur le fleuve, aux horaires chargés et aux bas salaires, fait partie des raisons de créer une « Alliance des capitaines ». En fonction des compagnies, un capitaine touche entre 15 et 30 $ l’heure passée en mer, sans être rémunéré pour le travail effectué à terre.

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