La Presse Canadienne :

La banque fédérale d’infrastructures que le gouvernement du Canada voudrait créer en 2017 pourrait être le levier d’un projet national visant à lier entre eux les réseaux de distribution d’électricité des provinces et des territoires.

Cette hypothèse a été émise lundi par la ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, en marge de son annonce visant l’élimination d’ici 2030 des centrales de production d’électricité fonctionnant au charbon.

Le projet annoncé il y a quelques semaines prévoit que le gouvernement injectera directement 15 milliards $ dans la banque d’infrastructures, de même que 20 milliards $ en contributions remboursables, prêts et garanties de prêts, en espérant que le secteur privé investisse 5$ pour chaque dollar qu’il avancerait.

Le président de l’Association canadienne de l’électricité, Sergio Marchi, est toutefois moins enthousiaste que la ministre McKenna. Il soutient que les connaissances sur les technologies de transport d’électricité sur de vastes distances n’existent pas encore et que même si c’était le cas, elles seraient extrêmement coûteuses.

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Un avenir hydroélectrique commun pour Québec et Terre-Neuve-et-Labrador?

IEDM / Le Soleil :

(Québec) Selon ce que rapportent certains médias, le premier ministre Philippe Couillard serait engagé dans un dialogue avec son homologue terre-neuvien à propos du projet hydroélectrique de Churchill Falls. L’ouverture à une nouvelle collaboration entre Québec et Terre-Neuve-et-Labrador est exprimée tant par le gouvernement, par la voix du ministre responsable des Relations canadiennes, Jean-Marc Fournier, que du chef du deuxième groupe d’opposition, François Legault.

L’opportunité est trop belle pour ne pas voir plus large, même au-delà de Churchill Falls. Nalcor Energy, l’équivalent d’Hydro-Québec, est aux prises avec un projet de centrale à Muskrat Falls dont les dépassements de coûts sont tellement élevés qu’ils menaçaient de déséquilibrer l’économie de la province, n’eut été de l’intervention du gouvernement fédéral. (…)

En échange d’une prise de participation en actions dans Hydro-Québec Production, le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador lui confierait la propriété des centrales hydroélectriques du Labrador et la responsabilité du développement du potentiel inexploité de cette région.

Pour Hydro-Québec Production, il y a au moins deux avantages. Le premier est de pouvoir développer un potentiel hydroélectrique appréciable, un défi à la hauteur de son expertise technique et financière. Le second consiste à sécuriser sa principale source de sa rentabilité, l’approvisionnement de Churchill Falls, par l’abandon des procédures judiciaires.

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