Louis-Gilles Francoeur, vice-président du BAPE / Opinion, Le Devoir :

Revue de presse sur le rapport du BAPE du train de la Caisse
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Pierre Dansereau, un des grands pionniers des sciences de l’environnement, a démontré dans les années 1970-1980 comment les humains faisaient partie intégrante de cette nature dont ils profitent, mais qu’ils peuvent tout autant modifier par leurs actions. Les sciences de l’environnement ont décloisonné l’analyse et les décisions prises sur les grands projets, qui se prenaient jusque-là en fonction d’intérêts et de visions sectorielles. Une approche plus globale, intégrant toutes les dimensions des projets, s’est alors imposée. Un exemple parmi d’autres : les bases économiques trop fragiles d’un projet peuvent se traduire par son abandon en cours de route, avec un cortège de déchets ou d’habitats dévastés, qui vont imposer des coûts indus à la société et aux écosystèmes. Cette vision a fait son chemin depuis dans les politiques publiques et les lois malgré les résistances.

Le BAPE a examiné depuis sa création plus de 330 grands projets de toute nature. Déjà dans le rapport numéro un, qui date de 1979, le président de cette commission d’enquête et vice-président du BAPE de l’époque, Me Michel Yergeau, aujourd’hui juge à la Cour supérieure après une carrière remarquée en droit environnemental, expliquait ainsi l’approche élargie de cette première commission d’enquête :

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Le BAPE défend l’étendue du mandat que lui a confié le gouvernement

Alexandre Shields / Le Devoir :

L’analyse économique des projets fait bel et bien partie du mandat du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement depuis ses débuts, souligne l’organisme dans une réplique aux attaques formulées à la suite du rapport critique du projet de Réseau électrique métropolitain.

La lettre, transmise lundi au Devoir par le service des communications du BAPE, explique ainsi que les « fondements économiques » doivent être pris en compte dans l’analyse des projets évalués par l’organisme, et ce, depuis le premier rapport, publié en 1979.

Cette façon d’aborder les mandats du BAPE a d’ailleurs été confirmée à quelques reprises au fil des ans, souligne longuement le vice-président du BAPE, Louis-Gilles Francœur, qui signe cette lettre.

Ce dernier rappelle ainsi que la Loi sur le développement durable adoptée en 2006 par le gouvernement de Jean Charest énumère les principes qui doivent guider les analyses des commissions du BAPE. « On y trouve notamment le principe de “l’efficacité économique”, qui exige de vérifier si les investissements sont dépensés à bon escient, et les principes du “pollueur payeur” et de “l’intervention des coûts”, censés protéger la société contre des coûts économiques injustifiés. »

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