Hélène Baril / La Presse :

Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement estime qu’Hydro-Québec a d’autres options que de ressusciter quelques heures par année la centrale au gaz de TransCanada à Bécancour pour faire face à la demande de pointe d’hiver.

Dans son rapport rendu public jeudi, le BAPE explique que la construction par Gaz Métro au coût de 40 millions d’une usine de stockage de gaz naturel liquéfié pour alimenter la centrale n’est pas la meilleure solution.

« L’option consistant à alimenter la centrale par le gazoduc de Gaz Métro, auquel elle est déjà reliée, pourrait être réalisée à un coût similaire, soit autour de 30 millions », souligne le rapport.

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Hydro-Québec a de meilleures options, conclut le BAPE

Karl Rettino-Parazelli / Le Devoir :

Hydro-Québec dispose d’options plus avantageuses sur le plan du développement durable pour répondre à ses besoins énergétiques en période hivernale que le recours à la centrale de gaz naturel de TransCanada à Bécancour, conclut le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

Le rapport publié jeudi est consacré à l’analyse d’un projet de stockage et de regazéification de gaz naturel liquéfié pour alimenter la centrale de TransCanada, mais le BAPE y souligne à grands traits qu’Hydro-Québec devrait examiner d’autres options pour ses besoins en puissance avant d’utiliser la centrale.

La société d’État pourrait par exemple récupérer de l’énergie en limitant la consommation d’électricité grâce aux compteurs « intelligents » ou profiter de l’échange d’électricité avec l’Ontario pour dégager une marge de manoeuvre, plutôt que d’acquérir de l’énergie supplémentaire d’origine thermique.

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Double discours d’Hydro-Québec à propos de Bécancour

 Regroupement des organismes environnementaux en énergie / L’aut’journal :

Les membres du Regroupement des organismes environnementaux en énergie (ROEÉ) accueillent avec satisfaction le contrat en trois volets avec l’Ontario confirmé par les premiers ministres respectifs le 21 octobre dernier, pourvu que l’échange saisonnier de 500 MW prévu à l’entente afin de répondre aux besoins du Québec en période de pointes hivernales soit enfin reconnu par Hydro-Québec, notamment en l’incluant à son bilan en puissance devant la Régie de l’énergie. « Dans le cas contraire, ce volet de l’entente n’est que de la poudre aux yeux », postule Christian Simard directeur de Nature Québec et membre du ROEÉ.

À ce jour, Hydro-Québec, dans ses activités de distribution, a toujours nié être partie prenante à l’entente d’échange de puissance intervenu entre l’Independent Electricity System Operator (IESO) et Marketing d’énergie Hydro-Québec, une filiale d’Hydro-Québec Production. Hydro-Québec affirmait ne pas disposer d’assez de puissance pour les pointes d’hiver, justifiant ainsi le recours à la centrale thermique de TransCanada Energy Ltd à Bécancour. C’est d’ailleurs toujours le cas dans la présente cause tarifaire devant la Régie de l’énergie, puisqu’aucune contribution en puissance provenant de l’Ontario n’est inscrite au bilan en puissance de l’entreprise, ce qui fausse l’information fournie par la société d’État à la Régie.

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