Harvey Mead / harveymead.org :

Cela a commencé à la fin des années 1970 avec des constats d’un type constamment utilisé depuis des décennies, soit que le projet d’expansion du port de Québec à même le fleuve et la construction d’une autoroute reliant la Côte de Beaupré (et l’Île d’Orléans) avec la Haute Ville comportait une dégradation importante de l’environnement qu’il fallait «gérer». Une coalition d’intérêts divers et intéressants a rendu à l’intervention un caractère beaucoup plus global, plus englobant, plus porteur. Il s’agissant d’une prise de conscience de l’importance de l’aménagement urbain dans tout effort de mitiger les impacts environnementaux, mais aboutissant à la longue au constat que les facteurs dominants dans l’aménagement, dont le développement économique, constituent les véritables sources de ce qu’il est convenu d’appeler la technique de l’os, à l’encontre d’objectifs sociaux qui devraient primer d’emblée.

La vision des promoteurs de l’époque, le remblayage des abords du fleuve à Québec jusqu’à la pointe ouest de l’Île d’Orléans, constitue en fait l’os qui va rester tant et aussi longtemps que la Baie de Beauport ne sera pas rongée jusqu’à l’os. Concernant la bataille sur les battures de Beauport en 1978-1980, le portrait se trouve dans le dossier 0 du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), pour ce qui est du projet autoroutier; des audiences sur le projet d’expansion du port ont été conduites par le gouvernement fédéral, avec une participation provinciale, et ont abouti à l’abandon du projet.

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