Jean-Sébastien Cloutier / ICI Radio-Canada :

Les audiences du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) sur le projet de train électrique (REM) de la Caisse de dépôt et de placements ont repris à Montréal, lundi. Dans cette deuxième partie, organismes et citoyens sont invités à résumer leur mémoire devant la Commission. Et en cette première journée, les critiques et les inquiétudes exprimées ont été nombreuses. L’Union des producteurs agricoles (UPA) a souligné que le terminus prévu au carrefour des autoroutes 10 et 30 à Brossard ferait disparaître une trentaine d’hectares d’excellentes terres agricoles. (…)

Lundi en matinée, la coalition « Trainsparence », qui rassemble groupes écologiques, spécialistes en transports et syndicat canadien de la fonction publique, a exprimé d’avance ses nombreuses inquiétudes face au REM lors d’un point de presse La coalition demande même une commission parlementaire pour se pencher sur le projet qui, selon elle, ne répondra pas aux besoins.

L’électrification des transports est un thème populaire et on se sert de ça pour faire passer un projet extrêmement coûteux (…) qui va traverser des zones moins peuplées, qui va avoir un impact sur l’environnement.

– Denis Bolduc, porte-parole Coalition Trainsparence

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Une coalition dénonce l’empressement de la Caisse à réaliser son train électrique

ICI Radio-Canada :

Alors que commence lundi soir la deuxième partie des audiences publiques du BAPE sur le projet de train électrique de la Caisse de dépôt et placement du Québec dans la région de Montréal, une coalition de groupes écologistes, de citoyens et un grand syndicat s’opposent au projet et demandent la tenue d’une commission parlementaire pour étudier le tout. La coalition dénonce, entre autres, l’empressement qui marque depuis le début ce projet de Réseau électrique métropolitain (REM). Les travaux doivent en effet débuter au printemps 2017, et la livraison du train est prévue en décembre 2020. La coalition tient à ce que l’on prenne le temps d’en examiner le tracé, les répercussions environnementales et même la pertinence. Et elle n’apprécie pas non plus la trop grande place qui est faite au secteur privé, selon elle, dans un projet de transport en commun.

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L’empressement de la Caisse pour le REM est critiqué

La Presse Canadienne avec Le Devoir :

(…) « C’est un projet qui est conçu par le privé pour finalement générer des revenus, du rendement, alors la priorité n’est pas sur le projet comme tel, l’offre de service en transport en commun, mais c’est vraiment un projet qui est conçu d’abord et avant tout pour le rendement », croit M. Bolduc, qui est aussi président du SCFP-Québec (Syndicat canadien de la fonction publique, affilié à la FTQ). La coalition regroupe des groupes écologistes comme le Sierra Club Québec, des groupes locaux, mais aussi le SCFP, qui représente de nombreux syndiqués dans le transport en commun au Québec, notamment à Montréal, Longueuil et Laval. La coalition s’oppose aussi au projet pour des raisons de protection de la faune — d’oiseaux, d’amphibiens — et de protection des espaces verts.

Elle estime aussi que le futur train, même s’il est électrique, n’entraînera pas de réduction des gaz à effet de serre, notamment parce que des gens voudront prendre leur véhicule à essence pour se rendre aux gares.

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Le projet de REM devant le BAPE : des changements majeurs réclamés

Bruno Bisson / La Presse :

(…) La Fondation David Suzuki a ainsi déploré que les antennes du projet vers l’ouest de l’île de Montréal et vers la Rive-Sud soient construites dans des axes autoroutiers, au lieu de favoriser la desserte de secteurs déjà densifiés où vivent ses utilisateurs potentiels. En ce sens, selon la Fondation, le projet risque d’encourager l’utilisation de l’automobile, puisque les usagers se rendront aux futures stations de train en voiture, plutôt qu’en utilisant des modes de transport collectif ou actif. Le Parti vert du Québec estime pour sa part que le projet de la Caisse « n’est ni écologique ni viable sur le plan financier » et qu’il pompera des sommes importantes dans les poches des contribuables, pour des résultats mitigés en matière environnementale.

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