Annabelle Blais / Le Journal de Montréal :

En plus des résidus de pétrole, le bateau échoué sur les rives de Beauharnois pourrait contenir du mercure, de l’amiante, et des BPC, selon un rapport déposé mercredi. Et son démantèlement pourrait encore prendre plusieurs mois. «L’opération sera très délicate, il y a de très grands risques que tous ces polluants souvent présents dans les bateaux finissent dans l’eau», affirme Daniel Green, chef adjoint du Parti vert du Canada. (…)  Avant de démanteler le navire, des études sur la procédure, les coûts, l’échéancier et les impacts environnementaux devront être réalisées. Le ministère de L’Environnement du Québec devra aussi émettre un certificat d’autorisation, souligne le rapport «Arrêtez de jaser pis faites-le!» a martelé le maire qui craint que Québec ne fasse ralentir le processus. Le ministre de l’Environnement David Heurtel a déclaré mercredi qu’il ne demandera pas d’étude d’impact. En raison des délais, le comité demande un plan pour la sécurité du navire. La garde côtière a accordé des contrats cette semaine aux entreprises Groupe Océan et Veolia pour stabiliser le bateau.