Stéphane Gagné, collaboration spéciale / Le Devoir :

Les aliments biologiques ont la cote. Bien qu’ils ne représentent environ que 5 % de la consommation totale d’aliments, la croissance de leur consommation est impressionnante. Elle se situerait entre 9 et 10 % par année. Au Canada, le secteur du biologique génère des revenus de quatre milliards de dollars. Forte de ce succès, la Filière biologique du Québec (organisme qui chapeaute le secteur du bio) a lancé récemment la campagne « Le bio, ça vaut le coût ». Elle a pour but de valoriser et de promouvoir les aliments biologiques québécois.

La compagne vise plus spécifiquement à augmenter la régularité des achats d’aliments biologiques québécois pour qu’ils deviennent des produits de consommation quotidienne. On souhaite aussi faire valoir l’apport du bio au chapitre de la protection de l’environnement.

Un sondage révélateur

Un sondage datant de 2013 (un nouveau sera bientôt dévoilé) confirmait déjà le grand intérêt des consommateurs québécois pour le bio. Selon cette étude, 56 % des répondants ont affirmé consommer du bio. Parmi ces gens, 18 % en consomment tous les jours et 38 % toutes les semaines. Le tiers des répondants le faisait depuis plus de cinq ans et le quart, depuis trois à cinq ans. Les raisons pour acheter bio étaient multiples. Un peu plus de quatre répondants sur cinq le faisaient pour des raisons de santé, 80 % pour encourager l’économie locale et 63 % pour le goût qu’ils considèrent comme supérieur à celui des produits non bio. Alain Rioux, directeur général de la Filière, croit que le nouveau sondage en préparation révèlera des chiffres encore plus significatifs.

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