Ève Dumas / La Presse :

Les métiers associés à la viande requièrent souvent une grande force physique. Ce sont en grande majorité des hommes qui les exercent. Or, cet univers a peut-être beaucoup à gagner d’une présence féminine, du moins s’il faut se fier aux pratiques de la charcutière Nathalie Joannette.

Travailler « par en dessous»

Depuis 2005, les spécialistes des cochonnailles Fou du cochon ont ouvert la voie à bien des jeunes charcuteries québécoises. Entre La Pocatière et Montréal, la cofondatrice Nathalie Joannette continue de faire rayonner les valeurs d’écologie, de persévérance et d’artisanat sans compromis de sa TPE (très petite entreprise) bien rodée. « J’aime faire le travail de fond. Je ne cherche pas du tout le feu des projecteurs. Ce qui importe le plus pour moi, c’est de faire un excellent produit et de participer au changement des mentalités, explique celle qui a un DEC en électrotechnique, un baccalauréat en psychosociologie de la communication et un baccalauréat en lettres. Quand nous avons sorti nos premières charcuteries, la réponse des Québécois n’était pas que positive. Il y en avait qui criaient  » enfin !  » et d’autres qui ne se gênaient pas pour dire que nos saucissons ressemblaient à des crottes ! Il a fallu être patients et persévérants. »

Lire sur La Presse