Jean-François Cliche / Le Soleil :

À vue de nez, c’est simple comme bonjour et aussi évident que la couleur du ciel : la biodiversité est une belle et bonne chose qu’il faut préserver des menaces (très réelles) que l’humanité fait peser dessus partout dans le monde. Et ce n’est pas seulement par attachement sentimental envers toute et chacune des petites bêtes de cette planète qu’il faut le faire mais aussi, peut-être surtout, parce que cette diversité de vie rend de précieux «services» à ladite humanité. Il est en effet bien établi en biologie que les écosystèmes les plus diversifiés sont aussi ceux qui, en moyenne, sont les plus productifs — ce qui signifie plus de filtration de l’eau, plus de capture du CO2, plus de nourriture, plus de matériaux de construction, etc.

Bref, c’est simple et évident au point d’être incontestable, disais-je… jusqu’à ce qu’on lise ce texte ma-gni-fi-que du chercheur de l’Université de Sherbrooke Mark Vellend, qui vient de paraître dans la revue American Scientist. Quiconque lit l’anglais devrait le zieuter sans attendre, parce qu’on s’y rend compte qu’il n’y a justement rien de simple là-dedans. En fait, il n’est pas si évident que ça que l’argument des «services», très souvent invoqué pour défendre les politiques de protection de la biodiversité, tienne vraiment la route…

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