Florence Sara G. Ferraris / Le Devoir :

Alors que Montréal se targue d’être la capitale du vélo en Amérique du Nord, sa cousine ontarienne lui fait pourtant un pied de nez, depuis maintenant six ans, en étirant la saison de son service de vélopartage jusqu’aux confins de l’hiver. De quoi inspirer la métropole québécoise ?

Les vélos en libre-service torontois ressemblent comme deux gouttes d’eau aux Bixi montréalais. Entreposés sur des stations identiques dispersées dans la ville, ces mastodontes d’aluminium sont proposés à un coût similaire et permettent, de la même façon, de facilement sillonner la ville. La différence ? Alors que nos Bixi disparaissent des rues des quartiers centraux à la mi-novembre, leurs jumeaux torontois demeurent, pour leur part, accessibles tout au long de l’hiver. Idem à Washington, aux États-Unis, où il est également possible de louer ces mêmes vélos en libre-service douze mois par année.

« Nous avons pris cette décision parce que, pour nous, c’était important que le vélopartage soit vu comme un mode de transport public comme les autres, explique Sean Wheldrake, le responsable de Bike Share Toronto. Et pour ça, il fallait qu’il soit accessible 365 jours par année. Sur le terrain, on s’en rend vite compte, pour qu’un service fonctionne et, surtout, qu’il soit utilisé, il doit être prévisible. »

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