Jean-Pierre Sauvé, Montréal / Opinion, Le Devoir :

Depuis un bon moment, je m’étonne que la question de la surpopulation mondiale ait disparu du débat public. Avec raison, les environnementalistes luttent contre les hydrocarbures, les pesticides, les monocultures, les OGM, etc. Mais tous ces efforts seront inévitablement annulés si nous continuons l’ascension démographique des cent dernières années.

Énergie renouvelable, économie verte, développement durable ne peuvent avoir de sens si, chaque seconde, nous peuplons en surnombre la planète. Du 8 août au 31 décembre, la terre vit à crédit. Non seulement la population mondiale a triplé ou quadruplé dans le dernier siècle, mais la consommation de chaque individu en a fait autant sinon plus.

Les « décroissancistes », pour qui la question n’est pas de savoir s’il y aura décroissance mais bien de savoir si elle sera voulue, sont les seuls à s’inquiéter de l’emballement démographique. Le dieu croissance des économies est mesuré à l’aune du PIB, donc une consommation toujours plus grande et des consommateurs toujours plus nombreux.

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