Sébastien Collard, Patrick Bonin, Karel Mayrand et Diego Creimer – Mouvement Sortons la Caisse du carbone / Le Devoir :

Il y a cinq ans, le secteur des sables bitumineux avait la cote auprès des investisseurs étrangers, au point que le gouvernement canadien s’en inquiétait. La situation s’est complètement inversée depuis. À un prix du baril de pétrole avoisinant les 50 $ depuis maintenant plus de deux ans et pour l’avenir prévisible, les perspectives de croissance des sables bitumineux sont de plus en plus sombres. Nous assistons d’ailleurs à des désinvestissements du secteur par des fonds tels que celui de l’Université de Californie et le fonds souverain de la Norvège ainsi qu’à la vente de plus de 25 milliards de dollars d’actifs par les grandes pétrolières mondiales comme Exxon, ConocoPhillips et Shell.

Michael Sabia et la Caisse de dépôt et placement du Québec semblent être insensibles aux résultats des analyses qui amènent les firmes étrangères à quitter le navire. La Caisse de dépôt et placement du Québec a préféré augmenter significativement ses investissements dans les compagnies de pipelines et de sables bitumineux. Par exemple, entre 2014 et 2016, la participation de la Caisse dans Enbridge est passée de 286 à 931 millions (225 % d’augmentation) et dans TransCanada de 219 à 1028 millions (370 % d’augmentation). Les gestionnaires de la Caisse vont même jusqu’à affirmer qu’« à moyen terme, le pétrole et le gaz sont […] là pour de bon ».

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