Florence Sara G. Ferraris / Le Devoir :

Exaspérés par les bouchons de circulation et toujours davantage pressés dans le temps, de plus en plus de camionneurs s’aventurent dans des zones qui leur sont interdites, selon des données colligées pour «Le Devoir» par Contrôle routier Québec. À tel point qu’entre 2012 et aujourd’hui, le nombre de constats d’infraction a parfois doublé dans certaines régions.

« C’est rendu l’enfer à Montréal, lance sans ambages Daniel Beaulieu. Entre les chantiers de construction, les détours et les zones interdites, les chauffeurs ne savent plus où donner de la tête. » Travaillant dans l’industrie du camionnage depuis près de 30 ans, ce camionneur en a vu de toutes les couleurs au fil des années. « À un moment donné, il faut arrêter de s’étonner, avance-t-il avec un léger soupir d’impatience. Dans certains secteurs de la ville, il y a tellement de restrictions qu’on n’a plus vraiment d’options. On fait ce qu’on peut, mais, parfois, notre option, c’est justement de tourner les coins ronds. » (…)

Dans un monde idéal, croit Jacques Roy, c’est toute la chaîne logistique de l’industrie qu’il faudrait repenser. « Dans certains pays, on s’est permis de revoir de fond en comble les principes de distribution et de livraison dans le but de trouver — enfin ! — un équilibre entre l’efficacité et la sécurité des autres usagers. »

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