La Presse Canadienne :

L’expression « job-killing carbon tax » a résonné plusieurs fois en Chambre, lundi, alors que la ministre de l’Environnement et du Changement climatique a été mitraillée de questions par l’opposition conservatrice. C’était jour de rentrée parlementaire, lundi, à Ottawa, et les députés du Parti conservateur attendaient Catherine McKenna de pied ferme, au lendemain de la diffusion d’une entrevue à CTV où la ministre a annoncé son intention d’imposer aux provinces un prix sur le carbone. Tour à tour, ils ont tapé sur ce clou, accusant le gouvernement libéral de vouloir « tuer des emplois avec sa taxe carbone » ou encore de « déclarer la guerre » aux gouvernements provinciaux et territoriaux qui refusent d’y adhérer. (…)

Du côté de Québec, le ministre de l’Environnement, David Heurtel, a invité le gouvernement fédéral à « laisser tranquilles les provinces qui ont déjà mis en vigueur des systèmes qui fonctionnent et qui réduisent les émissions comme le Québec et l’Ontario ». Le gouvernement québécois, a-t-il tranché en entrevue téléphonique, ne « prendrait pas » l’imposition d’un prix pancanadien sur le carbone, car cela « nuirait » au marché du carbone entre le Québec, l’Ontario et Californie, auquel devrait se joindre le Mexique.

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L’opposition à la défense des provinces

Hélène Buzzetti / Le Devoir :

(…) En Colombie-Britannique, on rappelle avoir imposé une taxe sur le carbone de 30 $ la tonne et on ajoute qu’on serait prêt à l’augmenter si les autres provinces font de même. À l’Île-du-Prince-Édouard, on explique que la province a déjà diminué de 20 % ses émissions par rapport à leur niveau de 2004, et ce, sans qu’il ait été nécessaire d’instaurer une taxe sur le carbone ou de se joindre à un marché de plafonds et d’échanges. Idem en Nouvelle-Écosse, où on se dit en bonne voie d’atteindre son objectif de réduire les émissions de 40 % par rapport à leur niveau de 2005 d’ici 2030. Au Nouveau-Brunswick, un comité législatif étudie toujours la question. Pour l’instant, seul le premier ministre de la Saskatchewan Brad Wall critique l’approche d’Ottawa. « Ce n’est pas l’approche collaborative que le premier ministre a promise lorsqu’il a été élu », a-t-il dit sur les ondes de CTV.

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Réduction des émissions des GES: Harper a établi «de fausses cibles», selon McKenna

Joël-Denis Bellavance / La Presse :

(Ottawa) La ministre de l’Environnement, Catherine McKenna, affirme que l’ancien gouvernement conservateur avait établi de « fausses cibles » en 2015 lorsqu’il s’est engagé à réduire d’ici 2030 les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 30 % sous les niveaux de 2005 parce qu’il n’a jamais élaboré un plan pour les atteindre. C’est pourquoi le gouvernement Trudeau a décidé de ne pas établir de cibles plus ambitieuses que celles des conservateurs, même si les libéraux ont laissé entendre à plus d’une reprise dans le passé que de nouvelles cibles seraient fixées en collaboration avec les provinces. À la reprise des travaux parlementaires, hier, la ministre McKenna a dû affronter les tirs nourris à la fois du Parti conservateur en raison de sa volonté d’imposer une taxe sur le carbone et du Nouveau Parti démocratique (NPD) en raison de sa décision de s’en tenir aux cibles de réduction des émissions de GES établies par l’ancien gouvernement de Stephen Harper.

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Trudeau à l’ONU : le test de la première impression

Emanuelle Latraverse / ICI Radio-Canada :

(…) Ici aussi, Justin Trudeau voudra frapper l’imaginaire de ses pairs, vendre l’espoir de ses voies ensoleillées. Son message est bien connu : investir massivement pour relancer l’économie, financer un filet social robuste, des programmes de formation pour donner les moyens aux exclus de s’en sortir. Mais sur la tribune des Nations unies, le premier ministre devra ratisser plus large que cette classe moyenne canadienne qui l’a portée au pouvoir.

Il lui faudra montrer que sa vision d’une « croissance inclusive » peut servir de modèle ailleurs dans le monde, et surtout que le Canada sera un partenaire constructif pour aider ses partenaires à y arriver, que ce soit au chapitre des infrastructures ou des technologies propres dans la lutte contre les changements climatiques. En cette journée de grande première, Justin Trudeau devra envoyer le signal clair que son Canada est un allié constructif, que son réengagement envers les Nations unies est appuyé par des gestes concrets.

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