Charles Côté / La Presse :

L’industrie ne pourra peut-être plus affirmer qu’il n’y a aucun cas prouvé de contamination des nappes phréatiques attribuable à l’extraction du gaz de schiste.

L’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (EPA) a publié récemment des résultats d’analyse qui montrent que des produits chimiques employés dans les fluides de fracturation ont trouvé leur chemin jusque dans des puits d’eau potable au Wyoming.

Les analyses ont été faites dans la région de Pavillion, où les résidants se plaignent depuis longtemps d’effets néfastes de l’industrie sur l’environnement et la santé.

Selon une présentation de l’EPA diffusée sur le web le 9 novembre, sur 28 puits analysés, 10 contenaient du méthane d’une signature similaire à celle du gaz produit.

Du phosphate de tri (butoxyéthyle) a été trouvé dans neuf puits. C’est un liquide huileux et jaunâtre qui sert d’agent antimousse. Selon la CSST, ce produit est irritant et neurotoxique et il est absorbé par la peau et les voies digestives.

L’EPA a aussi observé des phénols et du naphtalène. De plus, des produits associés normalement au diesel ou à l’essence sont très répandus dans les puits.

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