Alexandre Shields / Le Devoir  :

Un président ouvertement climatosceptique, ardent défenseur des énergies fossiles et favorable à la déréglementation environnementale. Ce scénario est devenu réalité avec l’élection de Donald Trump, tandis que plusieurs voix s’élevaient déjà mercredi pour appeler le président élu à la raison, malgré les signaux inquiétants envoyés par ses déclarations des derniers mois.

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Au moment où la communauté internationale est réunie au Maroc pour négocier la mise en oeuvre de l’Accord de Paris sur le climat, la victoire d’un candidat qui a déjà qualifié les changements climatiques de « canular » a de quoi susciter de vives inquiétudes.

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Un voisin à surveiller

Le Devoir :

Le Canada devra composer avec les changements à la Maison-Blanche

Une victoire d’Hillary Clinton verrait les États-Unis poursuivre la lutte contre les changements climatiques entamée par Barack Obama. Une lutte plus en phase avec celle que souhaite mener Justin Trudeau. Mme Clinton a promis de réduire les gaz à effet de serre des États-Unis — deuxième émetteur de la planète. Elle a également fait campagne en évoquant une entente continentale entre le Canada, les États-Unis et le Mexique — une proposition qu’appuient les libéraux de Justin Trudeau.

Donald Trump renierait quant à lui l’Accord de Paris sur le climat. Sous la gouverne de ce républicain climatosceptique, Washington cesserait de contribuer aux programmes de l’ONU sur le réchauffement climatique.

Le projet d’oléoduc Keystone XL, qui transporterait le pétrole albertain vers le golfe du Mexique, pourrait être ressuscité sous une présidence de Donald Trump, qui inviterait TransCanada à soumettre de nouveau ce projet. Hillary Clinton s’y oppose quant à elle, comme Barack Obama. Justin Trudeau s’était dit favorable au projet albertain lors de la campagne électorale canadienne.

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Trump règne au pays du charbon

Jean-Frédéric Légaré-Tremblay / Le Devoir :

(…) ’industrie américaine du charbon pique du nez. Plus de 30 000 emplois sont partis en fumée au cours des cinq dernières années. La part de cette roche noire dans la production d’électricité — sa principale utilisation — est passée de 45 à 31 %. Et comme bien d’autres comtés à proximité en Pennsylvanie, en Virginie occidentale, en Ohio et au Kentucky, celui de Greene en paie le prix.

« J’ai travaillé dans les mines pendant 40 ans. Et à l’époque, quand vous étiez remercié, vous saviez qu’on vous rappellerait quelques mois plus tard. Aujourd’hui, les gars de la mine d’Emerald ne seront jamais rappelés. Et il faut leur trouver un emploi », ce qui ne sera pas une mince tâche, affirme le commissaire du comté, Blair Zimmerman.

Le taux de chômage a grimpé à 8,4 % dans le comté, alors qu’il est tombé sous la barre de 5 % à l’échelle nationale. Mais le commissaire est convaincu que la réalité est bien pire encore dans son coin de pays et que le chômage réel a gonflé bien au-dessus de 10 %.

Dans ce contexte morose, la promesse que Donald Trump répète comme un mantra de remettre les mines de charbon en activité sonne comme de la musique aux oreilles des résidants de la place.

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