Isabelle Porter :

Le Québec compte toujours une centaine de petites municipalités qui déversent leurs égouts dans le fleuve et ses bassins versants. Malgré le déblocage de millions de dollars pour les soutenir en 2015, les projets démarrent lentement.

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La plupart de ces villes comptent à peine un millier d’habitants. Leurs eaux usées se déversent directement dans le fleuve ou dans le Saguenay, la rivière des Outaouais, la Chaudière, des ruisseaux ou des étangs où elles risquent d’avoir un impact encore plus dommageable.

En 2015, le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, a annoncé qu’il leur viendrait en aide. Dès lors, les stations d’épuration seraient financées jusqu’à 95 % dans les villes de moins de 6500 personnes grâce au Programme d’infrastructures municipales d’eau (PRIMEAU).

Un an et demi plus tard, où en sommes-nous ? Une trentaine de stations se sont inscrites au programme, une dizaine n’ont pas encore été retenues et une quarantaine d’autres n’ont pas encore fait de demande. Or, le temps presse, puisque le gouvernement leur a donné jusqu’à 2020 pour se conformer aux normes.

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