Charles Lecavalier / Le Journal de Québec :

Il y a des centaines de camps laissés à l’abandon au nord du Québec et la fin de la chasse au caribou risque d’envenimer la situation.
«C’est très courant de voir des camps abandonnés, des avant-postes pour la chasse au caribou de l’époque ou au bord des lacs. C’est sûr qu’à moyen terme il faudrait nettoyer tout ça, surtout les sites où il y a du mazout», indique Gilles Lapierre, de l’Association des pilotes de brousse du Québec.

Parfois, les ours ont fait le ménage et les débris sont visibles à distance. «Ce n’est pas tout le monde qui a quitté le territoire dans l’ordre. Parfois, les pourvoiries ont fait faillite et on n’a pas nettoyé avant de partir. On peut parfois voir des amoncellements de canettes de bière», a-t-il souligné.

Fin de la chasse aux caribous
L’annonce de Québec d’interdire la chasse au caribou pour le troupeau de la rivière aux Feuilles en 2018 a un précédent. La chasse sportive du troupeau de la rivière George a été interdite en 2011 en raison de la chute très importante de la population de l’espèce.

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Le tourisme en péril avec la fin de la chasse au caribou

Charles Lecavalier / Le Journal de Québec :

L’interdiction de la chasse au caribou pourrait porter un coup fatal au volet récréotouristique du Plan Nord. L’accès au Nord sera même compromis à la suite de la fermeture de bases aériennes, a appris Le Journal.

Entre 2011 et 2014, la quantité de touristes qui visitent annuellement le territoire du Nunavik a chuté de 40 000 à 15 000 malgré le programme d’aide du gouvernement, qui «a soutenu 48 projets dont le coût total est estimé à plus de 70 millions $».

L’industrie de la chasse au caribou est en déclin depuis de nombreuses années. Entre 2005 et 2009 – période que concernent les statistiques les plus récentes de la Fédération des pourvoiries du Québec –, le nombre de «jours d’activité» a pratiquement fondu de moitié dans le nord de la province. Mais la décision du gouvernement du Québec d’interdire la chasse à partir de 2018 sonne le glas pour bien des pourvoyeurs.

«Penser vivre du tourisme dans le Grand Nord sans la chasse au caribou, c’est impossible», lance Alain Tardif, président de l’Association des pourvoiries du Nord-du-Québec, qui se bat contre le choix de Québec d’interdire la chasse.

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Des caribous munis de caméras dans le Nord

Amélie St-Yves / Le Journal de Montréal :

Plus d’une vingtaine de femelles caribous du Nunavik porteront une caméra à leur cou pendant trois mois l’été prochain, une sorte de téléréalité pour tenter d’expliquer pourquoi 40 % de leurs petits ne survivent pas.

Les deux grands troupeaux de caribous migrateurs sont en décroissance extrême dans le nord de la province, à tel point que le ministre de la Forêt, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette, en a interdit la chasse sportive à compter du 1er février 2018.

Le troupeau de la rivière George a chuté de 99 % depuis les années 1990 et il compte maintenant moins de 10 000 bêtes, tandis que celui de la rivière aux Feuilles est passé de 430 000 en 2011 à 199 000 en 2016.

La mortalité des faons pourrait expliquer une partie du problème, ce qui a mené l’équipe du professeur Steeve Côté, de l’Université Laval, à fixer des caméras au cou des femelles gestantes du troupeau de la rivière aux Feuilles. En tout, 14 femelles ont porté le collier l’an dernier et elles seront 24 cette année.

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Ajout :

Chasser le loup à la place du caribou

Patrick Bellerose / Le Journal de Québec :

Québec veut permettre la chasse au loup dans le Grand Nord pour attirer les touristes après l’entrée en vigueur d’un moratoire sur le caribou en 2018.

«On fait l’analyse pour autoriser la chasse au loup», confirme le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette, dans une entrevue avec notre Bureau parlementaire.
Les biologistes du gouvernement étudient présentement les impacts d’une telle activité sur la chaîne alimentaire. Le ministre ne fixe toutefois pas un échéancier précis. «On veut le faire dans les meilleurs délais», dit-il.

Le Journal révélait dimanche dernier que le tourisme nordique est mis en péril en raison de l’interdiction de la chasse au caribou dans le Grand Nord québécois à compter de 2018.

Le Journal de Québec