Guillaume St-Pierre / Le Journal de Québec :

Des problèmes de personnel et de planification à la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) exposent la population et l’environnement à des risques, a constaté la commissaire fédérale à l’environnement. Dans son rapport automnal publié mardi, Julie Gelfand porte un jugement sévère sur le travail de l’organisme public chargé d’effectuer les vérifications requises auprès des quatre centrales nucléaires canadiennes. L’Ontario compte trois de ces centrales, l’autre se trouve au Nouveau-Brunswick. Lors de l’audit, Mme Gelfand a constaté que la CCSN a conduit 11% moins d’inspections que prévu, pour diverses raisons, entre 2013 et 2015.

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Des failles dans la gestion de l’inspection

Alexandre Shields / Le Devoir :

Bien qu’elle soit responsable de s’assurer de la gestion sécuritaire des centrales nucléaires exploitées au pays, la Commission canadienne de sûreté nucléaire n’a pas su faire la preuve qu’elle gère bien les inspections de ces installations à haut risque, conclut la commissaire fédérale à l’environnement dans son rapport automnal publié mardi. « La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) n’a pas pu démontrer qu’elle disposait d’un processus systématique adéquat, fondé sur les risques, pour planifier ses inspections des installations dans les centrales nucléaires », souligne ainsi la commissaire Julie Gelfand dans son audit.

« Comme l’industrie nucléaire est une industrie de précision, c’est plutôt sérieux si quelque chose tourne mal. Faire des erreurs dans les bases de données, ne pas faire d’inspections selon un guide préétabli : je pense que c’est pas mal sérieux, a-t-elle également insisté au cours d’une conférence de presse tenue mardi. Ces erreurs ne devraient pas survenir lorsqu’il est question de centrales nucléaires. »

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