La presse canadienne :

OTTAWA — Parce que le débat scientifique sur l’origine des changements climatiques n’est pas réglé, Maxime Bernier refuse de se mouiller et dire à quelle théorie il adhère. Et parce qu’il ne veut pas imposer ses vues sur l’avortement au caucus qu’il pourrait diriger, il ne veut pas dire s’il est pour ou contre.

Si le candidat à la direction du Parti conservateur s’emballe dès qu’il est question de gestion de l’offre, de subventions aux entreprises ou de libre marché, son niveau d’enthousiasme diminue si on tente de l’emmener sur le terrain des changements climatiques ou celui de l’avortement.

Ainsi, chaque fois qu’il a été invité à préciser à quelle enseigne il logeait sur ces deux enjeux lors d’une entrevue accordée au bureau parlementaire de La Presse canadienne un peu plus tôt cette semaine, le candidat de Beauce a poliment décliné.

Le député Bernier dit constater que «le climat est en train de changer» et veut développer des incitatifs fiscaux pour encourager les entreprises à innover en technologie verte afin de lutter contre les changements climatiques.

Mais lorsqu’on lui demande s’il pense que l’activité humaine contribue aux perturbations climatiques, il refuse de se commettre. «Ce que je vois, c’est qu’il y a plusieurs théories là-dessus», se contente-t-il d’offrir.

«Il y a des scientifiques qui disent que c’est 100 pour cent humain, d’autres scientifiques qui disent que le soleil a un rôle à jouer là-dessus. Je ne suis pas un scientifique, alors je ne me (prononce) pas», enchaîne M. Bernier.

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