Jean-Philippe Langlais / L’Avantage :

DÉPLACEMENT DU CLIMAT. Une étude dévoilée récemment révèle que les changements climatiques en cours risquent de compromettre l’efficacité des protégées du continent nord-américain, et l’Est du Québec n’y échapperait pas.

La recherche, menée par un groupe d’experts de différents pays, se penche sur l’efficacité des zones protégées à conserver la biodiversité des espèces rares, des communautés biologiques et des écosystèmes. Les climats auxquels ont été habituées ces zones dans les dernières décennies pourraient se déplacer à l’extérieur des aires protégées et ainsi compromettre l’avenir d’espèces de plantes et d’animaux.

La communauté de plantes et d’animaux auxquels on était habitué, ces derniers 100 ans, va changer
– Marc-André Parisien

« On parle d’un déplacement du climat. Il y a des espèces qui vont perdurer et rester sur leur site actuel et d’autres ne pourront pas. Certaines espèces plus sensibles n’auront pas le choix de se déplacer avec le climat. Si ce climat finit par se retrouver sur l’île de Montréal ou dans le bassin de Los Angeles, il y a peu d’espoir pour la conservation », indique l’un des signataires de l’étude, le chercheur scientifique au Centre de foresterie du Nord à Ressources naturelles Canada, Marc-André Parisien.

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