David Suzuki / Huffington Post :

Lorsque je vois les notions de «post-vérité» et de «faits alternatifs» gagner du terrain dans le paysage médiatique, je me dis que les politiciens, les médias et les lecteurs auraient besoin d’un petit cours de mise à jour sur la façon dont la science nous aide à comprendre le monde. Faire des reportages sur la science n’est pas chose facile. Quiconque essaie de communiquer des idées complexes et de condenser de longues études pour en faire des titres accrocheurs et de courts articles risque d’engendrer de l’information erronée et une compréhension limitée.

Les manchettes récentes au sujet d’une étude sur le climat, « Shifting patterns of mild weather in response to projected radiative forcing », publiée dans le numéro de février 2017 de Climatic Change, illustrent bien ce problème. Des médias ont conclu de l’étude que certains pays comme le Canada et le Royaume-Uni pourraient bénéficier d’une croissance de « journées douces » en raison des changements climatiques. Beaucoup ont omis de transmettre le vrai message à retenir : les changements climatiques auront des conséquences dévastatrices sur notre civilisation.

Il suffit d’interroger l’auteure de cette étude, Karin van der Wiel, chercheuse au Royal Netherlands Meteorological Institute. Elle a étudié la fréquence des journées plus douces à titre de chercheuse postdoctorale associée à l’Université Princeton et au U.S. National Oceanic and Atmospheric Administration’s Geophysical Fluid Dynamics Laboratory. Elle a constaté que quelques pays, situés principalement dans les latitudes moyennes, connaîtront du temps doux un peu plus fréquemment — à savoir des températures entre 18 et 30 °C avec moins d’un millimètre de pluie et un point de rosée à une température qui ne dépasse pas les 20 °C. Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

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