Stéphanie Gendron / Le Journal de Québec :

SAINTE-ANNE-DES-MONTS | Les dommages causés à la route 132 en Gaspésie la semaine dernière pourraient se multiplier avec les changements climatiques et réparer des tronçons après chaque tempête ne suffit plus, croit une chercheuse indépendante en risques côtiers et changements climatiques.

Plusieurs morceaux de la route 132 ont été emportés par le fleuve dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, sur un tronçon de 60 kilomètres en Gaspésie, suite à une tempête survenue durant un épisode de grandes marées.

De plus en plus d’experts pensent qu’il faudra éventuellement déplacer la route ou améliorer sa protection.
«La stratégie du ministère des Transports est toujours de réparer d’année en année. Ils ont fait des efforts pour solidifier, mais on voit bien que ce n’est pas suffisant», affirme Ursule Boyer-Villemaire, consultante en environnement.

Les risques que de tels événements se reproduisent se multiplieront avec l’augmentation du niveau marin et la réduction de la protection de glace, causés par les changements climatiques.

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Ajout : 

Déplacer la route 132 en Haute-Gaspésie deviendra obligatoire, selon un spécialiste en environnement

ICI Radio-Canada :

La route 132 en Haute-Gaspésie est l’une des routes les plus vulnérables aux changements climatiques, selon le spécialiste en environnement maritime retraité d’Ouranos, Jean-Pierre Savard.

Il croit que la situation n’ira pas en s’améliorant. L’enrochement pour protéger la route n’était peut-être pas la solution idéale.

Selon le spécialiste en environnement, la saison de glace raccourcit, ce qui rend la côte plus vulnérable à l’érosion.

De plus, le niveau de la mer monte et déchausse les roches.

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