AFP :

Les conditions météorologiques affectant la vie quotidienne des Américains paraissent influencer ce qu’ils pensent du changement climatique: ceux qui vivent dans des régions chaudes ont davantage tendance à croire à la réalité du réchauffement planétaire que ceux résidant là où il fait froid.

«Si l’on vit dans un endroit où il y a eu dernièrement davantage de records de froid que de chaleur, on a peut-être tendance à douter du changement climatique planétaire», écrivent les auteurs de cette étude parue lundi dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

De nombreuses personnes confondent le climat, qui reflète des tendances sur plusieurs décennies à l’échelle de la planète, de la météorologie, qui détermine à un endroit donné le temps variable d’un jour à l’autre et en fonction des saisons.

«L’une des grandes difficultés de communiquer les données et découvertes scientifiques est l’absence de lien dans la tête du public entre les phénomènes locaux et ceux à l’échelle planétaire», pointe Michael Mann, professeur adjoint de géographie à l’Université George Washington, l’un des principaux auteurs de cette étude.

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