La Presse canadienne :

Une équipe de chercheurs nord-américains, dont un scientifique de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), se penche depuis près de trois ans sur l’impact des changements climatiques sur la production de sirop d’érable et sur sa qualité.

L’étude a été inspirée par des producteurs de sirop du Canada et des États-Unis qui ont remarqué que la quantité et la qualité de leur sirop étaient influencées par le climat.

Ils auraient notamment noté un recul de la production de sirop de couleur claire, considéré plutôt « haut de gamme », et une hausse du sirop foncé ou ambré, considéré comme de moins bonne qualité. Le sirop moins foncé est plus prisé des consommateurs et génère donc des revenus plus importants.

De plus, les producteurs acéricoles disent entailler leurs érables de plus en plus tôt dans la saison, certains aux États-Unis procédant en décembre ou janvier, selon les responsables de l’étude.

La saveur du sirop serait influencée par la teneur de la sève en métabolites secondaires, que l’arbre utilise pour se défendre contre des stress environnementaux comme les insectes ou la météo extrême. Le lien entre ces différents facteurs demeure toutefois mal compris.

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