Philippe Fournier – Chercheur au CERIUM, chargé de cours en science politique à l’Université de Montréal / Opinion, Le Devoir :

Bien que Montréal se soit récemment engagée dans la voie de la diplomatie internationale et qu’elle se prépare à recevoir le statut de métropole cet automne, la ville gagnerait à intensifier ses efforts sur ce plan en attirant encore plus d’organisations internationales, en publicisant et en élargissant ses initiatives, et en tissant des liens plus étroits avec les villes américaines et latino-américaines. Depuis environ 20 ans, de plus en plus d’États, d’organisations internationales et d’organisations de la société civile reconnaissent l’importance des villes en matière d’activité économique, de lutte contre les changements climatiques, d’intégration et d’expressions des forces sociales et politiques. Pourtant, les administrations nationales et régionales tardent à leur octroyer la même reconnaissance. Dans ce contexte, les villes ont entrepris leur propre effort diplomatique sur la scène internationale. (…)

Selon le philosophe Benjamin Barber, auteur d’un ouvrage intitulé Et si les maires gouvernaient le monde ?, ce développement est à la fois prévisible et souhaitable. Prévisible dans la mesure où les États n’ont pas été en mesure d’endiguer des menaces comme le terrorisme, les changements climatiques et la pauvreté, et souhaitable parce les maires sont mieux placés que les chefs d’État pour offrir une gouvernance efficace, pragmatique et non partisane.

Lire sur Le Devoir