Alexandre Shields / Le Devoir :

Les espèces de phoques chassées au Québec sont plus abondantes que jamais dans les eaux du golfe du Saint-Laurent, au point de représenter un frein au rétablissement de certains stocks de poissons. Les chasseurs peinent pourtant à relancer leur industrie, victime d’une mauvaise presse alimentée par les groupes animalistes, mais aussi du manque de soutien de la part des gouvernements. La province se prive du même coup d’un outil de développement économique régional.

Cela se passait il y a 40 ans, en mars 1977. La vedette française Brigitte Bardot se rend sur la banquise, dans le golfe du Saint-Laurent, pour poser aux côtés de blanchons, ces jeunes phoques du Groenland âgés d’à peine quelques jours. Elle profite alors de sa notoriété pour lancer une campagne internationale d’opposition à la chasse, accusant les Canadiens d’être des « assassins » responsables d’un « génocide animalier ». Rien de moins.

Cette sortie publique sera suivie de plusieurs autres campagnes menées par les groupes animalistes, campagnes qui misent toutes sur l’image du blanchon pour dénoncer la chasse au phoque. Et même si la chasse à ces jeunes pinnipèdes est interdite depuis 1987, les groupes opposés à toute chasse continuent aujourd’hui d’exploiter leur bouille attendrissante pour faire passer leur message. En 2006, par exemple, l’ex-Beatle Paul McCartney avait évoqué la défense des « bébés phoques » pour réclamer la fin de cette chasse « cruelle et inutile ».

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