Antoine Aubert / ICI Radio-Canada :

La sortie de deux films québécois remarqués sur le Grand Nord — Iqaluit, de Benoît Pilon (10 mars), et Tuktuq, de Robin Aubert (24 mars) — illustre un intérêt grandissant pour cette région de la part des réalisateurs du « sud » de la province.

L’année 2017 marque ici une certaine continuité. Sortis à l’automne 2016, le documentaire Chez les géants, d’Aude Leroux-Lévesque, et le plus récent film de Kim Nguyen, Two Lovers and a Bear, s’inscrivaient aussi dans cette évolution.

« Les cinéastes sont le reflet de ce qu’on voit au Québec et au Canada. Il y a une volonté de refonder les rapports avec les nations originaires », explique André Dudemaine, interrogé par Radio-Canada sur les raisons de ce changement.

Le réalisateur innu et directeur des activités culturelles de Terres en vues voit dans les travaux de la Commission de vérité et réconciliation un moment important. Chargés de faire la lumière sur les sévices subis par les anciens élèves des pensionnats autochtones, ils ont aussi favorisé ce désir d’ouvrir les fenêtres sur la lumière polaire.

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