Alexandre Shields / Le Devoir :

Les leaders d’une cinquantaine de Premières Nations du Canada et des États-Unis s’associent dans le cadre d’un traité « contre l’expansion des sables bitumineux » et contre les projets qui permettent de transporter ce pétrole, dont les oléoducs. Un geste qui pourrait compliquer les choses pour les promoteurs de ces projets. « Ce que signifie le traité, c’est que, du Québec, nous travaillerons avec nos alliés autochtones en Colombie-Britannique pour arrêter le pipeline de Kinder Morgan et nous lutterons aussi avec nos alliés autochtones du Minnesota contre l’expansion de la ligne 3 d’Enbridge, et nous savons que nous aussi nous pourrons compter sur leur aide contre le projet Énergie Est », a résumé le grand chef de Kanesatake, Serge Simon, dans le cadre d’une cérémonie de signature tenue jeudi à Montréal. Selon le chef de l’Assemblée des Premières nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, cette entente « représente seulement le commencement d’une longue lutte. C’est aussi la preuve que, au-delà de nos divergences, nous pouvons travailler ensemble pour un objectif commun. » Leur critique est d’ailleurs très claire : l’industrie pétrolière provoque déjà des impacts négatifs importants, notamment en aggravant la crise climatique, qui affecte directement les territoires des Premières Nations.

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Signature d’un traité des Premières nations contre les pipelines

Laurence Houde-Roy / Journal Métro :

(…) «Ce traité donne à chacun la ferme promesse que nous allons nous soutenir et nous protéger face à la création des pipelines, a expliqué Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador. Mêmes peuples, mêmes combats, mêmes préoccupations.» «Avec ce traité, [le pipeline] Énergie Est n’est plus mon seul combat, [le pipeline] Trans Mountain [en Colombie-Britannique] l’est aussi. Et eux [les premières nations en Colombie-Britannique], leur combat est aussi Énergie Est», a ajouté Serge Simon, grand chef de Kanesatake. M.Simon souligne que puisqu’il a maintenant le soutient de son peuple, il peut maintenant commencer la bataille.

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50 Premières Nations contre les sables bitumineux de l’Alberta

La Presse Canadienne :

Le but ultime de ces communautés est d’exhorter les gouvernements à adopter des politiques menant vers des solutions de rechange en matière de ressources énergétiques. « Nous ne proposons pas de détruire l’Alberta, a dit M. Simon. Nous voulons l’aider. Nous essayons d’aider ce pays. Nous essayons d’aider cette planète. » Les gouvernements et les entreprises ont dit espérer que l’arrivée de ce regroupement favorise un plus grand dialogue entre les parties. « S’ils veulent cette conversation, s’ils sont prêts à s’entendre avec l’industrie énergétique, alors il y a peut-être une façon d’ouvrir des portes, de discuter des enjeux et de s’assurer que les renseignements circulent dans les deux sens », a déclaré le président de l’Association canadienne des producteurs pétroliers, Tim McMillan.

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