Boris Proulx / Le Devoir :

La minière Canadian Malartic a troublé la quiétude de quelque 700 foyers depuis son ouverture, en 2011. C’est du moins ce que reproche le Comité de citoyens de la zone sud de la voie ferrée de Malartic, qui a déposé lundi une demande de recours collectif auprès de la Cour supérieure du Québec, district judiciaire de l’Abitibi. Les citoyens qui vivent à proximité de la mine sont exposés « aux poussières émises par la mine, au bruit de jour comme de nuit, de même qu’aux vibrations des dynamitages quotidiens », est-il possible de lire dans le document déposé par le cabinet d’avocats Trudel, Johnston Lespérance, spécialisés en environnement et en action collective. Me Anne-Julie Asselin, avocate au dossier, explique que la mine n’a toujours pas offert de compensations jugées suffisantes par les citoyens qui cohabitent avec la mine depuis maintenant 5 ans. De plus, les citoyens craignent les effets de l’expansion souhaitée par la mine, qui prolongerait sa durée de vie jusqu’en 2028.

Lire sur Le Devoir

Mine à ciel ouvert: demande de recours collectif de 70 millions à Malartic

Vincent Larouche / La Presse :

La demande présentée à la Cour supérieure du district de Val-d’Or précise que M. Trottier se sent « confiné à la maison à cause de la poussière excessive et du bruit ». Il a parfois l’impression d’avoir un goût de métal dans la bouche. « Souvent, sans même mettre le pied dehors, des résidants sentent leurs dents crisser comme s’ils avaient mangé du sable », précise la demande. Les résidants parlent de stress, d’insomnie causée par le bruit, du nettoyage constant de leurs propriétés constamment recouvertes d’un voile de poussière. La demande réclame à la compagnie minière un dédommagement de 9000 $ par année par personne touchée. Étendue sur quatre ans, cette première réclamation représenterait environ 50 millions. À cela s’ajoute une demande de dommages exemplaires de 20 millions pour l’ensemble des personnes touchées.

Lire sur La Presse