Alexandre Shields / Le Devoir :

Alors que des intempéries particulièrement dévastatrices viennent de frapper la Côte-Nord et la Gaspésie, le gouvernement Couillard a confirmé vendredi qu’il finance une étude pour mieux comprendre le phénomène de l’érosion côtière, dans un contexte de bouleversements climatiques.

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Par la voie d’un communiqué publié vendredi peu avant 17 h, le ministre de l’Environnement, David Heurtel, a ainsi annoncé qu’une entente contractuelle de 3,5 millions de dollars a été conclue avec l’Université du Québec à Rimouski (UQAR).

Selon les termes de celle-ci, des chercheurs réaliseront « une étude de vulnérabilité à l’érosion », qui inclura 88 municipalités côtières situées dans le Bas-Saint-Laurent, sur la Côte-Nord, en Gaspésie et aux îles de la Madeleine.

L’étude en question, qui s’échelonnera sur les trois prochaines années, devrait aussi permettre d’analyser « différentes options d’adaptation pour réduire les vulnérabilités des communautés et de développer des outils pour soutenir la planification d’aménagement et de protection du territoire ». (…)

Les impacts des bouleversements climatiques risquent d’avoir des effets dévastateurs et très coûteux pour des milliers de kilomètres de côtes du Québec, concluaient l’an dernier trois études scientifiques coordonnées par le consortium Ouranos.

L’analyse menée par Ouranos et des chercheurs de l’Université du Québec à Rimouski (qui suivent l’évolution des côtes sur une base annuelle) évalue ainsi que l’érosion des côtes pourrait « mettre en danger des milliers de bâtiments publics et privés, mais aussi des infrastructures routières et ferroviaires », pour des pertes totales évaluées à plus de 1,5 milliard d’ici 50 ans.

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