Alexandre Shields / Le Devoir :

Réduire les GES ne suffit pas, disent les experts. Il faut un plan d’adaptation.

S’il est primordial de réduire les émissions de gaz à effet de serre du Canada, il faudrait impérativement mettre autant d’efforts dans l’adaptation aux inévitables impacts des changements climatiques. Or, dans ce domaine, le retard est évident, conclut un rapport produit à la demande des premiers ministres des provinces et du fédéral en vue de l’élaboration de la stratégie climatique nationale, et dont Le Devoir a obtenu copie.

Dans la foulée de la rencontre fédérale-provinciale de mars dernier, quatre groupes de travail ont reçu le mandat de produire des rapports sur les « priorités » en matière de lutte contre les changements climatiques. Ceux-ci doivent servir à la mise en place de la première stratégie canadienne dans le domaine, qui sera annoncée en décembre dans le cadre d’une rencontre entre Justin Trudeau et ses homologues provinciaux.

Parmi les quatre rapports obtenus par Le Devoir, un insiste sur l’importance de l’adaptation et de la résilience relativement aux bouleversements du climat. « Un travail significatif pour réduire les émissions est nécessaire et contribuera à éviter les situations ingérables dans le futur. Mais des efforts aussi ambitieux sont nécessaires pour s’adapter aux impacts inévitables des changements climatiques que le Canada connaît déjà et qu’il continuera de connaître », souligne ainsi le document d’une soixantaine de pages.

« Ce n’est pas un aveu de défaite, ajoute le rapport. C’est une réponse nécessaire aux impacts du changement climatique. » Car il faut bien le reconnaître, insistent les auteurs, le climat du Canada est en train de changer. « Globalement, il est plus chaud, plus humide, et la fréquence des événements [climatiques] extrêmes change. » La hausse des températures au pays est aussi « deux fois plus importante » que la moyenne mondiale.

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Trump, obstacle ou levier pour les promesses de Trudeau?

François Pétry, professeur associé au Département de science politique de l’Université Laval et chercheur principal du Polimètre / Opinion, Le Devoir :

(…) L’arrivée de Donald Trump au pouvoir compromet gravement la réalisation de plusieurs promesses de Justin Trudeau dans le domaine de la protection environnementale, du développement d’énergies vertes et de lutte contre les gaz à effets de serre. Le rôle du partenariat nord-américain en matière de climat, d’énergie propre et d’environnement mis en place en juin 2016 à la suite d’un engagement de Justin Trudeau semble remis en question. La résistance de l’industrie pétrolière canadienne à l’engagement de supprimer progressivement les subventions aux industries de combustibles fossiles se trouve soudain renforcée par la promesse de Donald Trump d’accélérer l’exploitation des énergies fossiles dans le sous-sol américain.

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Probablement plus d’ouragans dans le nord-est des États-Unis dans les années à venir

AFP :

Les ouragans vont frapper plus souvent à l’avenir la côte nord-est des États-Unis à cause du réchauffement climatique provoqué par les gaz à effet de serre dus aux énergies fossiles, avertit une étude publiée mercredi.

Au fur et à mesure que la planète s’est réchauffée depuis quelques centaines d’années, les ouragans de l’Atlantique se sont déplacés vers le nord, de l’ouest des Caraïbes vers le nord-est de l’Amérique du Nord, indique cette étude parue dans la revue Scientific Reports. Et cette tendance se poursuivra si l’humanité continue à rejeter des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

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